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1803, 2021

Retraite complémentaire Agirc-Arrco : les comptes replongent dans le rouge à cause de l’épidémie

18/03/2021|0 Comments

ADELINE LORENCE Publié le 16/03/2021 à 17h00 https://www.capital.fr/votre-retraite/retraite-complementaire-agirc-arrco-les-comptes-replongent-dans-le-rouge-a-cause-de-lepidemie-1397158?utm_source=welcoming&utm_medium=cpc&utm_campaign=pmo_cap_article L’Agirc-Arrco enregistre en 2020 un déficit technique provisoire de 6 milliards d’euros. Le poids de la crise financière pèse lourdement sur le régime complémentaire de retraite des salariés du privé. L’embellie aura été de courte durée. Alors qu’en 2019 le régime complémentaire des salariés du privé présentait un résultat technique en excédent de 237 millions, les chiffres sont déficitaires en 2020. D’après les résultats provisoires présentés ce mardi 16 mars, le résultat technique (*) est en déficit de 6 milliards. La principale explication est à chercher du côté des ressources. Elles s’élèvent à 79,4 milliards d’euros, soit un recul de 4,7% par rapport à 2019. Elles sont constituées principalement des cotisations perçues qui représentent en 2020, 75 milliards d’euros. “Les cotisations du régime ont diminué de 5,5% par rapport à 2019. Un recul qui est le résultat de la baisse de la masse salariale sur laquelle sont assises les cotisations du régime”, détaille Gaëlle Piadé, directrice financière de l’Agirc-Arrco. Les chiffres sont historiques. 8,8 millions de salariés ont été en activité partielle au moins une fois au cours de l’année 2020. Or, pendant cette période, leurs droits ont été maintenus alors qu’ils ne cotisaient pas pour leur retraite. Ce boom de l’activité partielle a nécessité un effort de 4 milliards d’euros de la caisse. Du côté des cotisations entreprises, en raison des reports de paiement, ce sont 400 millions d’euros qui n’ont pas été encaissés par l’Agirc-Arrco. A cela s’ajoute les aides de solidarité exceptionnelles versées par le régime à 100.000 cotisants, soit 100 millions d’euros. De l’autre côté de la balance, les charges sont en augmentation de 2,8% et atteignent 85,4 milliards d’euros. Elles proviennent principalement du versement des pensions qui représente 82,4 milliards d’euros, soit une progression de 1,9% par rapport à 2019. Le rapport entre les ressources et les charges redevient donc négatif et dans une proportion importante. Si l’on ajoute le résultat provisoire financier en 2020 qui atteint 1,2 milliard d’euros, le résultat provisoire global de l’exercice 2020 est en déficit de 4,8 milliards. “Jamais nous n’avons connu une situation telle que celle que nous connaissons mais ce n’est pas un record historique, rappelle Didier Weckner, président (Medef) de l’Agirc-Arrco. Malgré une crise historique le déficit est maîtrisé”. Cette situation exceptionnelle a également pesé sur le niveau des réserves mais dans une moindre mesure. Alors qu’elles s'élevaient à 65,58 milliards d’euros au 31 décembre 2019, un an plus tard, elles sont de 61,66 milliards d’euros. “Ce chiffre reflète la situation robuste du régime et la performance financière positive des marchés, estime la directrice financière. Elles représentent neuf mois d’allocation d’avance s’il n’y avait aucune entrée de cotisations”. En parallèle, l’Agirc-Arrco continue les économies de coût de gestion. Elles représentent à fin 2020, 700 millions d’euros en 8 ans. Pour l’avenir, les projections financières restent étroitement liées à la crise sanitaire. “Nous ne devrions pas retrouver en 2021 les 4 milliards d’euros dépensés en raison de l’activité partielle”, espère Didier Weckner qui [...]

1603, 2021

Christine Lagarde balaye la possibilité d’effacer la dette publique malgré la crise

16/03/2021|0 Comments

https://www.capital.fr/economie-politique/christine-lagarde-balaye-la-possibilite-deffacer-la-dette-publique-malgre-la-crise-1393319?utm_source=welcoming&utm_medium=cpc&utm_campaign=pmo_cap_article 6MEDIAS  Publié le 07/02/2021 Pour la présidente de la Banque centrale européenne, cela paraît "inenvisageable". Christine Lagarde s'est montrée claire à ce sujet. Interrogée dans les colonnes du Journal du Dimanche, la présidente de la Banque centrale européenne (BCE) a explique qu'effacer les dettes publiques détenues par l'instance était "inenvisageable" et serait "une violation du traité européen qui interdit strictement le financement monétaire des États". "Cette règle constitue l'un des piliers fondamentaux de l'euro", a expliqué Christine Lagarde dans l'hebdomadaire français. "Si l'énergie dépensée à réclamer une annulation de la dette par la BCE était consacrée à un débat sur l'utilisation de cette dette, ce serait beaucoup plus utile ! À quoi sera affectée la dépense publique ? Sur quels secteurs d'avenir investir ? Voilà le sujet essentiel aujourd'hui." Plus de 100 économistes ont lancé vendredi un appel à annuler les dettes publiques détenues par la BCE pour faciliter la reconstruction sociale et écologique après la pandémie de Covid-19. "Nous nous devons à nous-mêmes 25% de notre dette et si nous remboursons cette somme, nous devrons la trouver ailleurs, soit en réempruntant pour faire rouler la dette au lieu d'emprunter pour investir, soit en augmentant les impôts, soit en baissant les dépenses", expliquent ces économistes, parmi lesquels 50 Français, dont Thomas Piketty (École d'économie de Paris), l'ancien ministre belge Paul Magnette et l'ancien commissaire européen hongrois Andor Lazlo. "2021 sera une année de reprise" "Tous les pays de la zone euro émergeront de cette crise avec des niveaux de dette élevés", a estimé Christine Lagarde dans le JDD. Mais "il ne fait aucun doute qu'ils parviendront à la rembourser. Les dettes se gèrent dans le temps long. Les investissements réalisés dans des secteurs déterminants pour l'avenir engendreront une croissance plus forte". "La reprise sera créatrice d'emplois, et donc fédératrice. Nous allons vers une autre économie, plus numérique, plus verte, plus engagée face au changement climatique et pour le maintien de la biodiversité", déclare-t-elle encore. Dans l'immédiat, elle estime que "2021 sera une année de reprise. La reprise économique a été retardée, mais non battue en brèche. Elle est évidemment attendue avec impatience". Toutefois, "nous ne sommes pas à l'abri de risques encore inconnus", et "nous ne retrouverons pas les niveaux d'activité économique d'avant la pandémie avant mi-2022", a-t-elle prévenu.

1603, 2021

États-Unis : une bonne partie des chèques de relance va atterrir en Bourse

16/03/2021|0 Comments

https://www.lefigaro.fr/conjoncture/etats-unis-une-bonne-partie-des-cheques-de-relance-va-atterrir-en-bourse-20210316?utm_source=WM&utm_medium=email&utm_content=article&utm_campaign=premium_edito_envoi-recrutement-welcoming_2019_&utm_term=VNE19001&origine=VNE19001 L’administration Biden va injecter 2 000 milliards de dollars dans l’économie américaine. Le plan de relance déployé par l’administration Biden va inonder l’économie américaine de près de 2 000 milliards de dollars d’argent frais, dont une partie non négligeable va être injectée en Bourse, voire servir à acheter du bitcoin, si l’on en croit plusieurs enquêtes bancaires. Les premiers chèques de 1 400 dollars par personne ont commencé à être envoyés ce week-end aux foyers américains gagnant moins de 75.000 dollars par an et moins de 150.000 dollars pour les couples mariés. Au-delà, le montant de l’aide est dégressif, et les individus gagnant plus de 80.000 dollars n’y sont pas éligibles (160.000 pour les couples). Ce sont en tout quelque 400 milliards de dollars, sans compter les crédits d’impôts pour enfants, qui vont directement soulager les ménages, le reste du plan allant au déploiement des vaccinations anti-Covid, à l’éducation, aux entreprises et aux collectivités locales. Dès le chèque encaissé -qui, pour une famille de quatre, peut se monter à 5.600 dollars non-imposés-, la majorité des Américains affirment qu’avec cet argent, ils vont soit rembourser des dettes, soit économiser ou investir, selon une enquête de Bank of America qui a interrogé 3.000 personnes. La banque estime que ceux qui remboursent leurs dettes « entrent en fait dans la catégorie de ceux qui épargnent car leurs paiements restent dans le système financier et ne créent pas de demande de biens ou de services dans l’économie réelle ». Ainsi seront-ils seulement 36 % à dépenser ces chèques alors que 30 % vont rembourser leurs prêts, 25 % les placer sur des comptes épargne et 9 % les investir. Plus les ménages sont hauts dans l’échelle des revenus, plus ils vont investir au lieu de dépenser, note encore l’étude qui demande alors « qui va faire toutes ces dépenses de consommation voraces que le marché attend ». Attrait du bitcoin Selon une autre étude signée Mizuho Securities, 10 % du montant de la relance, soit environ 40 milliards de dollars, vont être placés en Bourse, sur des actions, ou servir à acquérir de la cryptomonnaie bitcoin. Selon cette étude qui a interrogé 235 personnes, pas moins de 61 % des nouveaux investisseurs entendent acheter du bitcoin, selon Dan Dolev, un des responsables de l’étude de Mizuho interrogé sur CNBC. « Cela nous a surpris car le bitcoin », qui a atteint un sommet historique samedi à 60.000 dollars pour une unité, « est un gros véhicule d’investissements par rapport aux actions », a-t-il commenté. D’après une enquête de Deutsche Bank auprès de 430 personnes, ce sont surtout les jeunes de 25 à 34 ans qui vont jouer les investisseurs avec leur chèque du stimulus. La banque Goldman Sachs a aussi récemment estimé qu’avec le plan Biden « les ménages vont représenter la plus grande source de demande pour les actions en Bourse en 2021 ». « Nous relevons de 100 milliards à 350 milliards de dollars » l’afflux de fonds sur Wall Street, « ce qui reflète la plus forte croissance économique attendue, la hausse des [...]

1603, 2021

Déclaration de revenus : n’oubliez pas vos contrats d’assurance vie étrangers

16/03/2021|0 Comments

https://www.capital.fr/votre-argent/declaration-de-revenus-noubliez-pas-vos-contrats-dassurance-vie-etrangers-1396544?utm_source=newsletter_1003&utm_medium=email&utm_campaign=12-03-l-info-a-retenir-selection-patrimoine24 THIBAUT LAMY  Publié le 10/03/2021 Si vous détenez un contrat d’assurance vie souscrit hors de France, vous devez le faire savoir chaque année à l’administration fiscale lors de votre déclaration de revenus. Une obligation qui concerne également les contrats de capitalisation. Le point sur la marche à suivre… et les sanctions encourues en cas de manquement. Souscrire un contrat d’assurance vie à l’étranger, tout comme détenir un compte bancaire hors de l’Hexagone, c’est possible et tout à fait légal. Oublier de déclarer ces avoirs ou les cacher à l’administration fiscale relève en revanche de la fraude, comme en atteste l’exemple mémorable de l’ancien ministre délégué au Budget, Jérôme Cahuzac, chantre de la lutte contre la fraude fiscale et condamné… pour avoir dissimulé un compte à l’étranger. Si vous avez souscrit un contrat d’assurance vie à l’étranger, ou via la filiale d’un établissement bancaire ou d’un assureur français (pour une assurance vie luxembourgeoise notamment), que vous avez ouvert un tel contrat quand vous étiez expatrié et que vous êtes revenu en France, vous devez donc impérativement vous mettre en règle et déclarer ces avoirs à l’administration fiscale. C’est ce que rappelle un décret publié au Journal officiel le 20 février qui élargit cette obligation aux contrats de capitalisation et aux placements de même nature (assurance mixte ou combiné, à capital différé ou à terme fixe). Tous les contrats d’assurance vie concernés Par le même décret, l’administration fiscale étend par ailleurs l’obligation de déclaration spécifique à l’ensemble des contrats souscrits à l’étranger. Jusqu’ici, seuls les produits “modifiés ou dénoués au cours de l'année civile” étaient concernés, c’est-à-dire ceux sur lesquels vous avez effectué un rachat partiel (retrait) ou total (clôture). Ainsi, même si vous n’avez effectué aucune opération sur votre contrat, vous devez accomplir cette démarche. Quelles informations déclarer ? Mais que faut-il déclarer exactement ? L’article 1649 AA du Code général des impôts (CGI) énumère “les références des contrats ou placements concernés, la date d'effet et la durée de ces contrats ou placements, les opérations de remboursement et de versement des primes effectuées au cours de l'année précédente et, le cas échéant, la valeur de rachat ou le montant du capital garanti, y compris sous forme de rente, au 1er janvier de l'année de la déclaration”. Le décret du 20 février allonge considérablement cette liste, disponible en détail à l’article 344 C du CGI, en ajoutant aux informations demandées celles relatives aux rachats, partiels ou totaux, effectués sur le contrat, ainsi que le montant des primes versées sur l’année écoulée et, “le cas échéant”, le montant du capital garanti ou de la valeur de rachat du contrat. La liste doit ainsi comporter les éléments suivants : L'identification du souscripteur : nom, prénom, adresse, date et lieu de naissance ;L'adresse du siège de l'organisme d'assurance ou assimilé et, le cas échéant, de la succursale qui accorde la couverture ;La désignation du contrat ou placement, ses références et la nature des risques garantis ;Le moment à partir duquel le risque est garanti et la durée de cette garantie ;Les [...]