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1012, 2019
811, 2019

La mort lente des fonds Euros

08/11/2019|0 Comments

« Le Roi fonds euro est mort ! Vive la Reine gestion indicielle » Les principales banques centrales s’accommodent de niveaux de taux d’intérêt très bas qui ont désormais vocation à le rester un temps certain. Cela place de facto les assureurs français dans une situation particulièrement délicate. En effet, comment continuer de proposer à leurs clients un rendement autour des 2% pour l’épargne placée dans les fonds euro de leurs contrats d’assurance-vie quand ils sont désormais bien incapables de placer cette même épargne dans des placements peu risqués avec un taux d’intérêt simplement positif... On pourra arguer qu’ils ont stockés des réserves de performances acquises les années passées et qui représentent environ 4,3% des encours. Celles-ci vont pouvoir servir d’amortisseurs pendant quelques temps, favorisant d’ailleurs les nouveaux entrants qui profiteront des réserves réalisées grâce aux clients de longue date. Mais c’est une simple question de mois avant que l’ère exceptionnelle d’un produit à la fois garanti et performant se referme en France. Ainsi les pistes étudiées et annoncées par les assureurs dans la presse spécialisée depuis quelques semaines pour répondre à cette nouvelle donne vont d’une baisse drastique des rendements dès 2020 à des contraintes d’investissement renforcées obligeant la prise de risque en UC en passant par la réapparition possible de certains frais. Les Français retrouvent ainsi le paradigme que vivent les autres pays depuis longtemps et qui pose la même question (saine) à tous les épargnants : quelle prise de risque en échange de quel objectif de performance. Pour bien répondre à cette question, il y a un effet collatéral des taux d’intérêt bas à avoir en tête : c’est de l’importance du niveau des frais prélevés que découle désormais les bonnes décisions d’investissement. En effet, prélever 3% de frais peut être relativement indolore quand les performances annuelles des marchés s’affichent autour des 10% mais lorsque ces mêmes performances passent en dessous des 5%, la répartition de la valeur créée devient absurde avec des intermédiaires financiers bien mieux rémunérés que le preneur de risque… La fin du rendement sans risque qu’a pu incarner le fonds euro met en exergue l’impérieuse nécessité de lui trouver des alternatives viables dans ce contexte financier particulier. La classe d’actifs immobilière s’affiche ainsi en classe d’actifs chérie des Français, qui y voient une sécurité tangible et une régularité récente des performances qui les rassurent. Mais cela devrait être aussi un point d’inflexion pour l'avènement attendu de la gestion indicielle en France. Entre une gestion active très coûteuse si elle n’est pas réellement différenciée des indices et des taux sans risque négatifs, la voie de la raison et de l’efficacité militent pour ces solutions indicielles permettant une diversification large et les frais les plus bas évitant ainsi d’obérer des performances de marché désormais plus mesurées. Les ménages américains qui n’avaient pas de solutions comme le fonds euro l’ont compris depuis longtemps. Ainsi 40% du portefeuille des particuliers américains sont investis à ce jour en fonds indiciels à bas coût contre moins de 1% en France. Les banques et les assureurs ont conscience que cette orientation [...]

706, 2019

Réforme des retraites : Pas de retraite à taux plein avant 64 ans puis 65 ans …

07/06/2019|0 Comments

Il n’aura pas fallu attendre longtemps après les élections Européennes pour attaquer l’acte 2 du quinquennat Macron. On apprend aujourd’hui que la prochaine réforme des retraites, dont nous devrions connaître le contenu exact dans les prochaines semaines, pourrait être l’occasion de repousser l’âge à partir duquel les futurs retraités pourront partir à la retraite avec un taux plein. Aujourd’hui, peuvent partir à la retraite à taux plein, les personnes âgées de 62 ans (ou 60 ans pour les carrières longues) ET qui ont cotisées au moins 41.50 années (= 166 trimestres) progressivement majoré pour atteindre 43 ans (172 trimestres) en 2035. La prochaine réforme des retraites pourrait modifier ce mécanisme pour imposer un âge pivot à partir duquel vous pourrez partir à la retraite à taux plein : Les futurs retraités qui prendraient leur retraite avant leur 64 ans en 2025 progressivement majoré pour atteindre 65 ans en 2035 seraient pénalisés et subiraient une décote sur le montant de leur pension retraite. On parle d’âge pivot.  Le montant de la décote n’a pas encore été chiffrée, mais il semble qu’elle pourrait s’appliquer à vie. A l’opposé un système de surcote est envisagé pour ceux qui accepteraient de travailler au delà de leur 64 ans puis 65 ans. Bref, il s’agit d’augmenter l’âge de départ à la retraite sans le dire au détriment de ceux qui ont beaucoup travaillé pendant leur vie active, c’est à dire ceux qui ont réussi à obtenir 41.50 ans puis 43 ans de cotisation avant leur 64 ans ! Demain, vous pourrez toujours partir à la retraite à 62 ans mais votre retraite sera décotée si vous partez avant vos 64 ans ou 65 ans. Dans un système par point, on ne parle plus de taux plein ou de nombre de trimestres cotisés. Il faut bien comprendre que le nouveau régime de retraite par répartition est un régime par point ! Toute votre vie, vous cotisez, c’est à dire que vous épargnez des points qui se transformeront en pension retraite lors de votre départ à la retraite (cf »Comprendre la réforme des retraites avec les comptes notionnels. »). Ainsi, dans le prochain régime de retraite par répartition, on ne devrait plus parler de taux plein, de nombre de trimestres cotisés ou même de carrière longue. Chacun pourra partir en retraite librement à partir de 62 ans … mais il touchera une pension retraite dont le montant sera fonction du capital de point qu’il aura épargné pendant toute sa vie active !  (Plus vous cotisez, plus votre capital en point augmente, et donc plus votre retraite sera élevée) Vous l’avez compris, l’âge de départ à la retraite à 62 ans est purement théorique puisqu’il n’est pas la garantie d’une retraite décente : Vous pourrez partir à la retraite à 62 ans mais le montant de votre retraite sera t’il suffisant pour assurer votre train de vie … vous devrez probablement prolonger votre vie active pour augmenter le capital épargné et ainsi améliorer votre retraite (un plus grand nombre de point à « dépenser » sur une [...]

606, 2019

Immobilier locatif : les loyers encadrés à Paris dès le 1er juillet 2019

06/06/2019|0 Comments

L’arrêté préfectoral qui encadre les loyers à Paris est paru fin mai. L’encadrement va s’appliquer aux baux signés à partir du 1er juillet 2019. L’encadrement des loyers fait son grand retour le 1er juillet 2019 à Paris : il s’appliquera aux baux signés à compter de cette date, pour les locations nues comme pour les locations meublées : nouveaux contrats, renouvellement de bail. Appliqué entre août 2015 et novembre 2017, il avait été annulé par le Tribunal administratif de Paris. C’est la loi Evolution du logement, de l’aménagement et du numérique (Elan) votée fin 2018 qui a donné aux villes la possibilité de réintroduire ce dispositif, à titre expérimental. Paris est la première ville à y avoir été autorisée par décret. L’arrêté signé par le préfet de la région d’Ile-de-France fixe un loyer (hors charges) de référence par mètre carré, dont le montant ne devra pas être supérieur de 20% (« loyer de référence majoré ») ou inférieur de 30% (« loyer de référence minoré ») qui sont consultables sur le site de la Direction régionale et interdépartementale de l’hébergement et du logement (DRIHL). Cette fourchette a été calculée par l’Observatoire des loyers de l’agglomération parisienne (OLAP) pour 80 quartiers de Paris regroupés en 14 zones, selon le type de logement (nombre de pièces, nu/meublé) et l’année de construction de l’immeuble. Le loyer de référence majoré peut être augmenté d’un complément de loyer pour « les logements justifiant de caractéristiques de localisation ou de confort particulières ». CMG Lundi 3 juin 2019 - 09:58